TOURISME AU NIGER Voyages au Niger

Voyage au Niger

 


Surface: 1.267.000 kmq
Frontières: Mali, Algerie, Libie, Chad, Nigeria, Benin, Bourkina Faso
Population: 12,5 millions (56% haussa, 22% djerma, 8,5% peul-fulani, 8% tuareg, 4,3% beri beri o kanouri, 1,2% arabe, toubou, gourmantche)
Capital: Niamey (750.000 habitants)
Langue: français (officielle), haussa, djerma, fulfulbe, tamashek
Religion: 80% musulmane, 15% animiste, 5% chretienne
Fete nationale: 18 decembre
Fuseau horaire: GMT + 1
Prefixe telephonique internationale: 00 227
Monnaie: CFA

 

 

Le Niger est le pays du Sahara et des sahariens. Voyager au Niger est une vrai aventure.
Il tient son nom du fleuve, qui baigne sa capitale, Niamey, une vraie ville africaine de par sa simplicité, entre tradition et modernité. Son beau musée national consacré aux différentes ethnies et de leurs artisanats, et le marché animé sont des points d’attraction pour les voyageurs
La savane du Sud-Ouest se fond progressivement dans le Sahel central, qui se perd lui-même peu à peu dans les sables du grand désert du Ténéré. Au Nord-Est s’élève le massif de l’Aïr, composé de formations volcaniques dont les contreforts sont formés des hautes dunes du Sahara.

Le grand fleuve

Le territoire du Niger, occupé entre le Xème et le XVIIème siècle par les grands empires du Kanem-Bornou, des Songhaïs, des Haoussas et par de puissants sultanats, était parcouru par les caravanes des commerçants arabes. Il est resté ignoré en Europe jusqu’au XIXème siècle, jusqu’ à ce que le légendaire Mungo Park rallie les rivages du fleuve Niger. Mais c’est encore aujourd’hui une partie du monde peu connue, où le rythme de la vie est imposé par celui des saisons, incroyablement loin de notre mode de vie.

Plusieurs populations y habitent : les Haoussas agriculteurs et commerçants, les Djermas et les Songhaïs, les Gourmantchés vers le Burkina, les Kanouris descendants de l’empire de Bournou, les Toubous nomades, les Arabes, les Peuls bergers, les Touaregs, légendaires « hommes bleus ». Le paysage aride et pauvre est clairsemé de leurs villages traditionnels de cases et greniers en argile et aux toits de paille, avec des formes des plus variées, rondes, coniques, pointues : ce sont des volumes et des lignes pures qui ont souvent inspiré l’imagination de nos architectes modernes.
Le long des routes et des pistes, hommes, femmes et enfants marchent avec leurs fardeaux de bois ou d’eau ainsi que leurs productions agricoles destinées au marché, lieu de rencontre et d’ échange entre les différentes ethnies. Les rares puits sont aussi un lieu de rencontre pour les hommes; l’eau est tirée avec des pompes rudimentaires ou avec de simples seaux, souvent à l’aide de chameaux ou d’ânes. C’est la dure vie quotidienne des gens qui ont appris à survivre dans un pays aride, avec peu de ressources, sans pour autant perdre leur joie de vivre.

Traces d’histoire légendaire

L’histoire est omniprésente : les héritiers des anciens rois et sultans ont gardé leur autorité et sont honorés et respectés par leurs peuples. Mais la plus ancienne empreinte du passé est un incroyable… cimetière de dinosaures, au sud d’Agadez.
L’érosion éolienne et aquatique a dégagé du sable les grands os blancs de ces énigmatiques animaux, qui autrefois habitaient les verdoyantes forêts de ce qui est aujourd’hui le Sahara.
Des cailloux colorés, projetés par on ne sait quel volcan, des sédiments d’anciens lacs salés, des arbres fossiles sont autant d’autres curiosités attrayantes.
L’arbre du Ténéré, désormais mort et remplacé par une structure en métal, nous rappelle que nous sommes dans le plus mystérieux et inhospitalier des déserts, le Ténéré. La traversée est rude, mais toujours surprenante : le charme du désert n’est pas un vain mot car il touche le fond de l’âme.
Fachi est une oasis de palmiers à dattes. A Bilma les caravanes de chameaux sont chargées de cônes de sel et, par des routes millénaires, rejoignent Agadez. Djado est une ville fantôme, avec un vieux fort délabré, déchiré par les vents, et une oasis autrefois exubérante de vie. Par des pistes oubliées, passant par des regs plats et caillouteux qui succèdent à des mers de sables mous, on rejoint les plus hautes dunes du Sahara, à Temet. Sables et rochers s’ y mélangent dans un paysage lunaire.
Enfin l’Aïr nous accueille avec ses rochers érodés par le vent, l’eau et le sable : les « montagnes bleues ». L’incroyable oasis de Timia, où parmi palmiers et arbres fruitiers, poussent les tomates les plus sucrées du monde. Les merveilleux dessins rupestres vieux de milliers d’années, rappellent la vie des bergers et des chasseurs, venus on ne sait d‘où, qui habitaient le vert Sahara d’antan. Eléphants, buffles, antilopes, girafes, y sont dessinés en des lignes nettes et sinueuses. Presque une collection d’art moderne.

La magie du Gerewol

Un voyage au Niger est complet si il atteint Agadez, étape obligatoire pour qui part dans le désert. La bijouterie en argent et la maroquinerie, artisanats peul et touareg, sont réputées et se négocient à travers la ville.
Entre Niamey et Agadez, on traverse le territoire Touareg, les « hommes bleus », les hommes voilés, à la beauté et au charme mystérieux. Au soir, quand les chameaux se reposent, les hommes dansent autour du feu la « danse des épées », qui rappelle leur passé de nobles guerriers, alors que les femmes jouent des tam-tams en chantant.
C’est aussi le territoire des Bororos ou Woodabes, appartenant au groupe ethnique des Peuls : toutes les années ils conduisent leurs troupeaux, des milliers d’animaux, à la « cure salée ». Dans un terrain où le sol est riche en sel, des centaines de familles se rencontrent, se racontent les dernières nouvelles, arrangent des mariages et envisagent des affaires.
Au soir, des jeunes, minces, en habits traditionnels entièrement brodés et superbement maquillés de blanc, dansent en décrivant de lents et séduisants mouvements. C’est la grande fête du Gerewol : ce sera aux femmes de choisir le plus beau comme amant. Le tam-tam, qui n’est bien souvent qu’un mortier sur lequel est tendu une peau de chèvre, accompagne inlassablement les mélancoliques chants du désert. La nuit les étoiles brillantes comme nulle part ailleurs, font le spectacle au milieu de ce monde minéral de sable.

 


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